Lors de la première séance, on a essayé de commencer à cerner la ville à travers des mots. Inspirés du travail réalisé sur la ville par Charles Baudelaire, Apollinaire, Raymond Queneau, Jacques Roubaud et Grand Corps Malade, on s’est hasardé nous aussi à raconter nos espaces quotidiens. Après avoir échangé nos points de vue sur nos villes, on a décidé de procéder à la manière de Roubaud en essayant d’écrire la ville à travers le déroulement des heures, c'est-à-dire à travers le déroulé chronologique d’une journée. L’idée a été de déplacer le temps en trouvant pour chaque moment choisi une action spécifique et un lieu précis. Le résultat c’est une belle photographie prise avec nos mots à nous… Voici quatre poèmes collectifs qui offrent une belle vue de la ville et qui montrent bien que c’est quelque chose de vivant : pas seulement un lieu où on vit mais aussi un lieu qui vit…
